Tana Kim® est née d’une conviction : l’art contemporain devrait pouvoir circuler autrement, sur un corps, dans le mouvement, là où on ne l’attend pas.
La marque est un espace d’exposition sur textile. Des jupes trapèze et des sacs coordonnés, pensés comme des supports d’art, sur lesquels des plasticiens contemporains émergents font vivre leurs œuvres. Pas sur un mur. Sur vous.
Chaque pièce est unique ou issue d’une très petite série. Certaines vont plus loin : grâce à un protocole de transformation co-développé avec l’artiste, elles peuvent devenir des tableaux.
Le nom porte deux héritages de la créatrice. Kim, la grand-mère de Nathalie, porteuse de transmissions et de récits. Tana, Ta pour Tardif, Na pour Nathalie. La marque porte son auteure dans son nom avant même de porter une œuvre.
Une marque qui se raconte dans un langage à la fois visible et illisible.
L’art contemporain est trop souvent inaccessible, physiquement, économiquement et culturellement.
Tana Kim® part d’une conviction simple : une oeuvre peut vivre autrement que sur un mur.
Elle peut se porter, se transformer, circuler sur un corps et dans le quotidien de ceux qui n’entrent pas dans une galerie.
Chaque ensemble, une jupe trapèze et son sac coordonné, est un support d’exposition unique ou issu d’une très petite série.
Les œuvres qui les habitent sont peintes à la main ou imprimées en série limitée par des plasticiens contemporains émergents.
Certaines pièces de la collection Expression peuvent être transformées en tableaux, grâce à un protocole co-développé avec l’artiste.
Porter une pièce Tana Kim®, c’est exposer une œuvre.
Chaque pièce raconte deux histoires en même temps : celle de l’artiste qui l’a investie, et celle de celle qui la porte.
Tana Kim® ne promet pas une tenue. Elle offre une œuvre à vivre, à porter aujourd’hui, à encadrer demain, à transmettre après.
Les traces de l’enfance
À 9 ans, Nathalie reçoit une machine à coudre semi-professionnelle pour son anniversaire, une Borletti.
Elle ne s’en éloignera plus vraiment.
Un ongle étant moins résistant qu’une aiguille, les premières leçons d’épaisseur sont mémorables.
Très tôt, elle comprend quelque chose que les cabines d’essayage lui répètent inlassablement : les vêtements ne sont pas faits pour elle.
Pas pour sa silhouette, pas pour sa façon de bouger, pas pour sa manière d’assembler les choses. Elle passe des heures à chercher, à essayer, à reposer.
Elle décide alors que sa tenue idéale, elle la ferait elle-même. Originale sans effort.
Modulable sans contrainte. Libre dans le mouvement, parce que pour elle le mouvement n’est pas négociable.
Ce n’est pas encore Tana Kim®. Mais c’est déjà l’idée.
Barcelone, 2012
Dans une ruelle du Barri Gòtic, Nathalie pousse la porte d’une créatrice et elle retiendra leur échange et son travail.
Des vêtements taillés dans des tissus épais et techniques. Des lignes épurées. Des accessoires assortis, des pièces simples, confortables, qui fonctionnent vraiment. Une évidence.
Le déclic est là dans cette ruelle : un tissu singulier, une jupe trapèze, un sac coordonné. Une silhouette cohérente, libre dans ses mouvements et reconnaissable.
La patron iconique et intemporel de Tana Kim® commence à exister.
Technique et création
L’idée est là. Il reste à savoir faire.
Nathalie s’y consacre sérieusement, cours, ateliers, expérimentations. Elle y apprend les bases de la couture, le patronage, la création et l’ajustement de ses propres patrons. Pas pour devenir couturière professionnelle mais pour avoir la maîtrise technique suffisante pour réaliser exactement ce qu’elle a en tête de manière autonome.
Ces ateliers lui offrent aussi un public. Elle confronte ses ensembles aux autres participantes, leurs silhouettes, leurs retours, leurs façons de porter. Ce que la théorie ne dit pas, les corps le disent.
Ce qu’elle affine au fil des essais, c’est une forme : la jupe trapèze. Une ligne qui tombe juste, qui laisse le corps libre, qui fonctionne avec les tissus épais et structurés qu’elle affectionne. Avec son sac assorti, taillé dans le même tissu, l’ensemble devient une évidence.
Son modèle. Sa maîtrise. Le support sur lequel tout le reste va venir s’installer.
Les tissus d’ameublement s’imposent comme une évidence, leur épaisseur, leurs matières, leurs motifs.
Au fil des années, Nathalie construit son propre vestiaire, des dizaines d’ensembles confectionnés à la main, certains déjà en dialogue avec un plasticien.
Le matin, tout s’assemble simplement : la jupe, le sac, quelques basiques unis.
Une silhouette cohérente, reconnaissable, libre. Toujours.
En 2024, la bascule. Elle réalise que ce qu’elle a construit pour elle, cette façon de porter l’art, de faire circuler une œuvre sur un corps, de posséder quelque chose d’unique, d’autres en ont besoin aussi. L’Égotrip 167-40 a fait son temps. Il devient Tana Kim®.
En janvier 2025, la marque est créée. Tana, Ta pour Tardif, Na pour Nathalie. Kim, la grand-mère, porteuse de transmissions et de récits.
Nathalie rejoint La Turbine, incubateur de Cergy-Pontoise, qui accompagne les projets à l’intersection de la créativité et de l’entrepreneuriat.
Une communauté pour construire ce qui n’existait pas encore : un espace d’exposition sur textile, ouvert aux artistes contemporains émergents qui cherchent, eux aussi, à faire circuler leur travail autrement.
« Très jeune, la couture est devenue un outil d’expression. La machine et moi avons trouvé notre langage : une jupe trapèze et un sac assorti. Mon mono-produit signature, confectionné dans des tissus d’ameublement, épais, structurés, singuliers.
Ces ensembles, je les ai baptisés Egotrip 167-40 (mes mesures). Ils répondent à des exigences que j’assume quasi obsessionnelles : une coupe adaptée aux tissus épais, une ligne pensée pour ma morphologie sans taille marquée, de l’aisance pour rester libre de mes mouvements. Un ensemble confectionné le dimanche, porté le lundi. Des associations simples avec des basiques unis (hauts, collants, chaussures).
Et une dernière exigence, la plus importante : susciter des regards. Approbateurs ou non. Jamais indifférents.
Au-delà du fonctionnel, du pratique, du stylistique, ces ensembles me racontent dans un langage à la fois visible et illisible.
C’est ce langage que Tana Kim® s’apprête à partager. » Nathalie Tardif
Plasticien contemporain basé dans l’Oise, Michel Clouin travaille depuis plusieurs années sur une question centrale : comment la forme, le geste et la trace peuvent-ils dialoguer à travers des médiums toujours différents ?
Peintures à l’acrylique, à l’huile, à l’encre ou à la cire. Toiles, papiers, Plexiglas, Rhodoïd. Œuvres numériques éditées en séries limitées. D’une série à l’autre, il se réinvente sans jamais renoncer à l’essentiel, la main, la matière, le geste.
C’est cette constance dans l’exigence qui a conduit Nathalie à lui proposer un support qu’il n’avait pas encore exploré : le textile Tana Kim®.
Depuis, ses séries personnelles Danses et Retours vivent autrement, portées, en mouvement, dans le quotidien de celles qui les exposent sur elles. Certaines pièces de la collection Expression peuvent aller plus loin encore : grâce au protocole de transformation co-développé avec la marque, elles deviennent des tableaux.
D’une série à l’autre, il se réinvente au fil des médiums et des technologies numériques qu’il intègre à sa pratique picturale sans jamais renoncer à la main, à la matière ni au geste.