faire circuler l’art autrement
Des ensembles à porter, transformer, exposer
La matrice emblématique de la marque Tana Kim (un même patron décliné en un sac et une jupe trapèze) est investie par l’artiste associé Michel Clouin, puis les pièces sont confectionnée par la créatrice du concept, Nathalie Tardif.
Le diptyque peut se transformer en tableaux grâce à un protocole de transformation artistique.
Des fragments sont prélevés et tendus sur châssis.
La chute, ce qui reste de l’ensemble, est elle aussi transformée : elle conserve la trace de ce qui a été porté et redonne un usage fonctionnel à l’oeuvre d’art.
L’art s’expose et se transforme dans le mouvement, le quotidien et l’espace.
présentation
Plasticien
« Mon travail oscille entre figuration et abstraction. Il évolue avec le temps, qui joue à la recherche d’autres traductions, d’autres restitutions.
Chaque série est une réflexion, comme autant de briques participant à la construction d’une perception. Je peins le réel pour effleurer l’indicible, je caresse l’abstraction pour dire le vécu.
Parler d’une même voix, peindre d’une même main. Mon travail est une promenade à la recherche de points de vue, de regards différents.
Chaque pas entraîne un pas, chaque toile enchaîne une toile, un geste, pour ne pas mourir enfermé. »
présentation
Créatrice de Tana Kim
« Tana associe les deux premières lettres de mon nom et de mon prénom et rappelle une aventure stylistique et artistique personnelle qui a duré 10 ans.
Cette aventure a commencé avec la recherche de la création d’une tenue fonctionnelle, intemporelle, efficace, élégante et originale, facile à combiner avec des basiques unis, et que je pourrais confection moi-même en tissu d’ameublement.
La matrice emblématique aux lignes épurées est apparue comme une évidence après la déconstruction de prototypes complexes. Une jupe trapèze et un sac hobo XL répondaient à tous les critères.
Avec ce patron, j’ai confectionné et porté une centaine d’ensembles, dans des tissus principalement chinés et offerts. D’autres ont été réalisés avec des toiles peintes par le plasticien Michel Clouin, ou avec des tissus imprimés à partir de ses peintures numériques.
J’ai baptisé cette expérience « Égo trip 167-40 » (mes mesures). Elle est devenue ensuite une expérience collective, collaborative ou encore artistique : le patron est la décliné en sept tailles, en tissu d’ameublement ou en oeuvres imprimées ou peintes, avec un exemplaire par taille et par tissu.
« Kim, en mémoire de ma grand-mère paternelle, qui portait ce nom, de son histoire, de ses retentissements générationnels.
Le patron unique symbolise ce nom, ce tuteur, cet héritage silencieux, ces transmissions précieuses : il est là pour ne pas oublier, car les traces de l’histoire s’effacent, se déforment, se transforment.
L’utilisation répétée du même patron interroge les histoires qui se répètent, alors que paradoxalement, chaque ensemble est unique et raconte une histoire différente, ouverte sur le monde sans pouvoir oublier des origines. »
Le monogramme : deux lettres qui se rencontrent, se soutiennent pour devenir un signe, une signature.
Dans sa construction, il s’inspire d’une esthétique asiatique faite de lignes épurées, d’équilibre et de simplicité.
Un écho au nom Kim, sans chercher à reproduire un symbole traditionnel.
Simple, reconnaissable et intemporel, il accompagne les pièces Tana Kim sur les textiles.
Deux lettres, une rencontre, un geste graphique.
la concrétisation d’une conviction
Oeuvres peintes, confectionnées pour être portées, transformées et exposées
Le concept est né d’une conviction à la fois simple et ambitieuse : l’art contemporain peut circuler autrement, sur un corps, dans les mouvements et les espaces.
L’artiste s’exprime sur la surface textile, la créatrice confectionne l’ensemble. Le corps de la personne qui le porte active l’oeuvre par ses mouvements et par les lieux qu’elle fréquente.
Elle vit une expérience artistique et la fait partager à celles et ceux qu’elle croise et rencontre.
Le sac et la jupe, même s’ils sont fonctionnels au quotidien, ne se limitent pas à leur rôle d’accessoire et de vêtement : l’expérience ne s’arrête pas là.
L’ensemble peut être transformé en quatre tableaux si le protocole de transformation est activé.
Ce protocole, propre à chaque ensemble, est co-développé par l’artiste et la créatrice.
Il prévoit la transformation de la chute : elle garde la trace de l’usage premier et reçoit une nouvelle fonction et une nouvelle surface d’expression..
Une série de sept ensembles et le concept seront dévoilés à l’occasion de l’exposition Art Textile en novembre 2026.
Des visuels viendront le site : une image raconte parfois mieux que les mots.